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La Jungle de Calais reflète une mutabilité urbaine extrême,  celle de l’improvisation ultime. Les migrants, malgré la dureté de leur situation sont dans une vie et une énergie immenses : ils inventent, reçoivent, offrent le thé, s’intéressent aux autres. Traverser la Jungle de Calais c’est retrouver l’essence de ce que devrait être une ville. Mais ici, n’oublions pas que c’est la survie et peut-être dans 2 jours – le 20 février 2016 -  à nouveau pour ces hommes et ces femmes, l’expulsion, les buldozzers. Ici il s’agit d’une position politique qui ne fait que toujours déplacer le problème, en improvisant perpétuellement sans rien résoudre. Les éléments recherchés dans les processus de fabrique des villes sont pourtant présents ici à Calais : solidarité, inventivités, partage. Il faut éviter la destruction de ce projet, s’appuyer sur ce qui existe pour l’améliorer. Il faut y aller, lutter, aider, partager pour éviter le pire et une inutile défaite.

 

Urbanisme